Le déni de la réalité

Vivez-vous votre vie en étant connecté à ce qui est ?

Nous pouvons être en désaccord avec la réalité : cela n’y change rien. Nous pouvons nous rebeller contre les faits, les vouloir autres, les interpréter de toutes sortes de manière, selon les théories les plus diverses, réclamer des justifications, développer des émotions de colère, de tristesse, d’abattement, de peur : la réalité s’obstine à rester la réalité.

Nous avons tout intérêt à nous réconcilier avec le réel, à profiter des apprentissages qu’il nous propose, des défis qu’il nous soumet. Sur la base de faits concrets, nous pouvons commencer à créer la vie qui nous convient, retrouver notre pouvoir personnel, celui de changer, d’évoluer.

Focaliser son attention sur ce qui est utile

• Quels sont les faits ? (pas ce que j’en pense : les faits)
• Est-ce que je perçois clairement ce qui se passe ?
• Ou ma perception est-elle brouillée par des croyances, des peurs, des résistances, etc. ?
• De quelle marge de manoeuvre est-ce que je dispose ?
• Comment relever au mieux ce défi pour moi-même et pour mon entourage ?
• Qu’est-ce que cette situation me permet d’apprendre ? Etc.

Nous développons souvent de grands discours de justification, de revendication, de culpabilisation, de victimisation. Le bavardage sur soi est simplement une manière de ne pas affronter le réel. Disserter sur les motifs de la frustration ne la fait pas disparaître. Nous ne faisons alors que générer, entretenir, encourager des états internes qui brouillent un peu plus notre perception de ce qui est présent.

En dépensant ainsi une énergie considérable dans ce déni de la réalité, nous retardons simplement la nécessaire prise de conscience de ce qui est, prise de conscience qui va nous replacer devant notre responsabilité personnelle : qui mène ma vie, sinon moi ?

Se dire les choses telles qu’elles sont

Le monde n’est pas merveilleux ou horrible : il est. Nous avons tous rêvé d’une enfance parfaite, avec des parents parfaits, d’une scolarité agréable, d’un accueil dans la vie d’adulte idyllique, de relations de couple sublimes et sans nuages, de ne connaître que les côtés épanouissants de la vie professionnelle, d’être des personnes mûres et sûres d’elles-mêmes, en complète maîtrise émotionnelle.

Justement, c’est un rêve…

Un rêve d’ailleurs très inspirant : aujourd’hui je peux être le parent que j’aurais aimé avoir, je peux offrir à mes enfants une enfance saine, je peux décider de la manière de mener ma vie, je peux créer avec mon conjoint la vie de couple qui nous convient, je peux faire en sorte de travailler avec plaisir plutôt que dans la contrainte, je peux me permettre d’évoluer, de lâcher-prise sur ce qui bride mon énergie, je peux m’autoriser à devenir ce que je deviens.

Pour cela, j’ai besoin d’être conscient de ce qui est là, réel, présent. Me cacher la vérité, me mentir à moi-même : j’ai tout à y perdre : si je sais où est le défi, je peux le relever, si je ne sais pas comment m’y prendre, je peux me faire accompagner par des personnes qui par leur expérience ou leur savoir-faire vont éclairer ma route et aussi m’épauler quand je manquerai de courage.

Aujourd’hui, ici et maintenant, je me réveille de tous ces discours intérieurs qui m’hypnotisent, des avis des uns et des autres qui m’éloignent de ce que je ressens réellement et je cherche le meilleur accord possible avec le réel.

Personne ne le fera à ma place.